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25 mai 2015

La pollution plastique, un des chantiers de la loi de transition énergétique

On parle de « 7e continent de plastique » pour évoquer l'énorme plaque de déchets qui évolue dans le nord de l'océan Pacifique. Principal coupable : le bon vieux sac jetable, dont la loi de transition énergétique prévoit l'interdiction.

7e continent

Si l’interdiction des sacs plastiques dits « à usage unique » (en polyéthylène et non-biodégradables) et des sacs de transport au 1er janvier 2016 se confirme, la France fera peut-être office de pionnière en la matière.

Pour l'heure, le Danemark et l’Irlande taxent déjà les sacs de caisse, mais seule l’Italie les avait jusqu’ici bannis de ses rayons.

 

Dernière ligne droite pour le projet de loi

Cette mesure sur les sacs plastiques intervient dans le cadre du projet de loi sur la transition énergétique, discutée en seconde lecture en ce moment, du 19 au 26 mai à l'Assemblée nationale

Elle pourrait également être accompagnée de l'interdiction des sacs de fruits et légumes en plastique non-compostable dès 2018. Porté par la ministre de l'écologie Ségolène Royal, le projet de loi est cependant considéré comme incomplet par certains membres de la société civile, comme l'ONG  « Les Amis de la Terre » qui regrette que l'interdiction ne concerne pas les commerces de moins de 1000 m², « c’est-à-dire à peu près tous les commerces de proximité [qui vont] continuer à distribuer des sacs de caisse, pour autant qu’ils soient compostables ». 

La version actuelle de la loi est proche de celle que les députés avaient adoptée en premier examen en octobre 2014, mais que les sénateurs avaient beaucoup amendé en mars. Par ailleurs, il faudra attendre 2020 pour voir interdite à son tour en France la vaisselle jetable (comprendre : « gobelets, verres et assiettes jetables de cuisine pour la table en matière plastique sauf ceux compostables et constitués, pour tout ou partie, de matières biosourcées »), une mesure qui, sans surprise, déplaît à l'industrie du plastique.

Une situation urgente

La production de matières plastiques requiert 4% de la consommation annuelle de pétrole tandis que seul un petit 5% de ce plastique produit (environ 100 000 tonnes) serait recyclé, selon l’organisation 5Gyres, qui alerte l'opinion publique sur cette pollution à travers ses expéditions océaniques. 

« 5 milliards de débris plastiques venus des côtes et des fleuves traînent à la surface des océans, c’est-à-dire 270 000 tonnes », rapporte François Galgani, chercheur à l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer). Ces déchets constituent la première source de pollution de l’océan, qui concentre par endroits six fois plus de plastique que de plancton (l'ensemble des organismes vivants en suspension dans l'eau). C’est le cas par exemple au large de Nice et de Cannes.

La faune et la flore océanique en danger

Les débris de plastique « servent de supports à des organismes ou à des bactéries pathogènes. Ils favorisent potentiellement la dispersion des espèces à risque », ajoute François Galgani. Si de l'avis du chercheur « il n'y a pas de risque de retrouver de microplastiques dans nos assiettes » puisque ceux-ci ne contaminent pas la chaîne alimentaire, la pollution par les déchets plastiques ne ménage pas la faune et la flore océanique. En effet, l’Ifremer a identifié quelque 700 espèces de mammifères marins, oiseaux et poissons concernées à un moment ou à un autre de leur cycle de vie par des problèmes d'étranglement, d'ingestion, de suffocations ou encore de noyade.

Posté par fanouche à 07:07 - 0- Actualités - Commentaires [0] - Permalien [#]
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